Après les taxis, et autres professionnels de l’automobile et des transports, se sont les auto-écoles qui sont sur le pied de guerre, en allant manifester ce jour, jeudi 13 mars, à Paris, pour défendre leur profession et le permis de conduire. Ils seront reçus ce midi à Matignon.
« Le gouvernement ne cesse, depuis 1 an, d'accuser les écoles de conduite d'être la cause unique des difficultés que rencontrent les candidats pour être présentés aux examens du permis de conduire. Le manque de places et un examen inadapté entrainent un surcoût inacceptable pour nos élèves ... Pour l'Etat, tout est bon pour ne pas reconnaitre sa responsabilité » souligne le Collectif Intersyndical des professionnels de la formation à la conduite de l’automobile et à la Sécurité Routière (CNPA – FNEC – UNIC – UNIDEC – CNSR – UNISDECA).
« En raison du mouvement de grève programmé jeudi 13 mars, pour défendre votre formation et votre droit à l’examen, votre auto-école se joint activement au mouvement pour vous défendre. Sachez que toutes les auto-écoles qui se sentent réellement concernées par l’avenir, la formation et la sécurité de leurs candidats, seront présentes » a indiqué Mathieu Baum, jeune patron depuis un an de l’auto-école de Saint-Valery-sur-Somme, et de préciser à ses futurs jeunes permis, « Pour être à la hauteur de la confiance que vous m’accordez, pour maintenir la qualité de la formation qui vous est dû, pour maintenir un service de proximité qui vous est indispensable, vous pouvez compter sur moi ».
Pour la sécurité du conducteur
Le permis de conduire, outil d’insertion sociale et professionnelle, est un élément essentiel de la politique de sécurité routière. La formation joue un élément fondamental car elle permet l’acquisition des connaissances théoriques et pratiques et forge de façon durable le comportement du conducteur,
Un système formation/examen cohérent doit permettre à chaque candidat d’obtenir son permis de conduire dans des délais courts et avec un coût raisonnable. La situation actuelle ne permet pas d’atteindre ces objectifs.
Un manque réel d'inspecteurs
Les délais des convocations des élèves après échec sont beaucoup trop longs et impliquent un coût supplémentaire des formations.
Ces surcoûts seront évités lorsque le volume d'examens sera en totale adéquation avec les besoins des élèves candidats.
Pour cela, des mesures simples sont proposées : Augmenter le nombre d’examens, moderniser les épreuves du permis, défiscaliser les frais de formation an permis de conduire, diminuer le taux de TVA sur la formation, réduire les taxes sur le carburant.
L'ensemble des organisations professionnelles des enseignants de la conduite exige l’augmentation immédiate du nombre d'examens au plan national, la mise en application des mesures économiques et fiscales promises à la profession, participer activement aux réflexions et décisions de réforme du permis de conduire.
Les organisations professionnelles des enseignants de la conduite refuseront toute tentative qui tendrait à porter atteinte à leur métier.
LF, photo : LF.
Source : collectif intersyndical, CNPA