L'e-journal de l'info en Baie de Somme et Picardie Maritime
Vous êtes nombreux à vous demander si un projet et une concession a été signé entre le SMACOPI, à l'époque, aujourd'hui le Syndicat Mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard, les industriels du galet et la ville de Cayeux.
Voici quelques éléments de réflexions, tirés « Au-delà de trente ans ??? ... il est grand temps d'y penser ... » par le Syndicat Mixte.
Quels nouveaux modes de gestion face aux phénomènes de submersion ?
Par Jean Christian Cornette, Directeur du Syndicat Mixte pour l'Aménagement de la Côte Picarde
Une histoire vécue et un avenir à écrire, en Baie de Somme, les Bas-Champs de Cayeux
En février 1990, une violente tempête mit à mal le cordon de galets qui protégeait, des intrusions marines, les Bas-Champs de Cayeux. Ce nom est donné à des terres qui furent conquises sur la mer et qui se situent aujourd'hui sous le niveau des plus hautes eaux.
Les conséquences de ce phénomène naturel furent la submersion de près de 3 000 ha de terres agricoles et de terres habitées par une population d'environ 5 000 habitants. Suite à cet événement, on décida de restaurer le trait de côte au droit du cordon de galets.
Un important ouvrage de 7 Km de long fut érigé de juin 1997 à septembre 2001, pour un budget global de 125 MF (19 M€).Il nécessita 3 600 tonnes d'acier, 7 500 tonnes de béton, 500 000 tonnes de galets,...
Suite à cet investissement, les mesures d'entretien nécessitent annuellement un apport par voie terrestre, à la racine de l'ouvrage à Ault-Onival, de 30 000 m3 de galets de carrière et à l'aval du dernier épi à Cayeux-sur-Mer, de 83 000 M3 de matériaux prélevés sur l'estran.
Celui-ci est une construction humaine dont la durée de vie est limitée. La menace de l'intrusion marine reste présente d'autant que l'on constate une évolution défavorable des conditions climatiques et géomorphologiques.
Si la critique de l'ouvrage réalisé est encore souvent présente, elle reste stérile. A contrario, assumer les réalisations d'hier et d'aujourd'hui, tout en envisageant une nouvelle attitude pour demain et après-demain, nous semble être une posture responsable.
Le Syndicat Mixte pour l'Aménagement de la Côte Picarde, en charge à cet endroit de la gestion du trait de côte, essaie de faire sienne la formule : "Gérer, c'est Prévoir".
Des alternatives au combat sans merci entre l'homme et la mer s'esquissent. Mais avant une transformation physique des espaces et des paysages, il va s'agir de former les mentalités à un autre rapport entre l'homme et la nature.
Maintenir le trait de côte sur l'emprise du cordon de galets de 1990 entraîna le schéma suivant : 1ère étape, une concession d'endigage (1997-2017)
- Un ouvrage de 7 km de long
- Un budget global de 125 MF (19 M€)
- 4 ans de chantier (1997-2001
- 3 600 tonnes d'acier,
- 7 500 tonnes de béton,
- 500 000 tonnes de galets,...
Quelles réponses pour demain ?
De 0 à 30 ans, 2 solutions:
Durcir le trait de côte et prolonger l'ouvrage devant la zone urbanisée de Cayeux-sur-Mer pour un coût supérieur à 20 millions d'euros,
Entretenir la plage de Cayeux-sur-Mer par un apport de 55 000 M3 par an de galets de carrière dont la taille est supérieur à 40 mm, le coût étant supporté par les industriels du galet.
La digue des Bas-Champs de Cayeux :
Une gestion quotidienne de l'ouvrage, un apport annuel par voie terrestre :
à la racine de l'ouvrage à Ault-Onival : 30 000 m3 de galets de carrière,
à l'aval du dernier épi à Cayeux-sur-Mer : 83 000 m3 de matériaux prélevés sur l'estran.
Coût annuel : entre 400 000 et 500 000 euros à la charge de la Collectivité
Conséquences de ce phénomène naturel :
La submersion de près de 3 000 ha de terres agricoles et de terres habitées par une population d'environ 5 000 habitants.
+ d'info sur :
http://www.baiedesomme.org/html/fr/baie-interactive/contributions/pdf/Submersion%20marine%20JCC.pdf
source www.baiedesomme.org