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L'e-journal de l'info en Baie de Somme et Picardie Maritime

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Cayeux-sur-Mer - La défense contre la mer toujours au coeur des débats

 

A chaque grand coup de marée et grand coup de vent, la mer creuse la digue de galets, véritable porte étanche qui permet de garder à l’abri des inondations les bas-champs du hâble d’Ault et de Cayeux-sur-Mer sans oublier les habitants cayolais ainsi que d’autres communes du littoral qui sont en dessous du niveau de la mer. A tous problèmes, y a-t-il des solutions ?

Il ne suffit pas d’attendre les grandes marées d’équinoxes pour surveiller la mer et ses risques de débordement au dessus ou à travers la digue de galets qui sert de barrage contre tout risque d’inondation des bas-champs et une partie de la station climatique cayolaise.

Depuis le début de cette nouvelle année, le plan de prévention a été plusieurs fois déclanché par la préfecture. Le niveau 2 a été plusieurs fois atteint durant ses 15 derniers jours, mais tous risques d’inondation ont été épargnés par les faibles coefficients de marée. La marée la plus haute était de 96 au début janvier, les vents importants signalés par Météo France ont accentué la houle creusant de quelques mètres le cordon de galets. Le vent a baissé depuis la semaine dernière et les marées sont venues en mortes eaux avec un coefficient au plus bas de 33, dimanche 14 janvier. Ainsi, tout risque de catastrophe a été évité.
 Or les habitants de la commune, surtout ceux qui demeure sur l’esplanade, au front de mer (le côté le plus fragile entre l’amer sud jusqu’au casino) appréhendent toujours les risques d’inondations connues depuis la grande tempête de 1990, et celle de 2002 et 2004 où le cordon a été durement fragilisé par les assauts des vagues. Le problème est toujours le même depuis de décennie. La force de la marée montante qui est poussée par des vents et des rafales assez fortes de Nord-ouest allant jusque 110 km/h.

« Il y a toujours ce mouvement de galets à chaque marée. Le problème est que Cayeux compte une partie de plage de 2 km qui n’est pas couverte par des épis, comme sur la digue du hâble d’Ault » indique Gérard Defacque, 1er adjoint de la commune cayolaise.

Pour le président du SmaCoPi, Jérôme Bignon avait déjà dit l’année dernière lors des vœux de la commune cayolaise, que les gens ont la sinistrose. «Il faudrait que les actes suivent les paroles. On doit tous se mettre autour de la table pour trouver les financements pour Cayeux. Cette commune est la porte de la Baie de Somme sud »  Au sujet des études pour le cordon de galets, le député a souligné. «Elles sont entrées dans la phase de finalisation. Dans le cadre du projet Gestion intégré des zones côtières, nous avons entrepris de réfléchir avec la Sogreah et Cré Océan, pour voir quelles solutions sont possibles pour protéger le trait de côte au niveau de Cayeux-sur-Mer».

Le problème reste le financement des travaux et entretiens de la digue où la solution d’installer des épis et une opération coûteuse, près de 45 millions d’euros. Aujourd’hui personne n’est capable de mettre cet argent sur la table. Mais le député ne désespère pas car l’opération Grand Site de France va être entériné dans trois mois « Nous serions la 5e régions à rentrer et avoir ce label. L’objectif est aussi d’être inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO » comme le Mont-Saint-Michel, et là, peut-être que les financements suivraient !

L. Fromentin

Il y a des solutions

« La solution on la connaît mais il faut l’argent » a précisé le maire, Yvonne Perruchot, et de poursuivre, « A chaque alerte de surveillance, on voit que ça creuse la digue. Et il n’y a que de la surveillance en attendant qu’il y ait des moyens financiers. Le problème est qu’il manque une dizaine d’épis sur la plage de Cayeux-sur-Mer comme il y en a devant la digue des bas-champs. En attendant, il faut remettre à chaque fois et après chaque grande marée le même nombre de tonnes de galets pour consolider la digue. Il faut entretenir avant de finaliser le projet ».

Pour Nicolas Lottin, Conseiller Général du Canton de Saint-Valery-sur-Somme, « le projet sur lequel je travaille depuis quelques temps est trop simple et peu coûteux. Les épis actuels sont protégés par du bois pour éviter tous risques de rouilles sur les palplanches installées devant la digue de galets des Bas-champs. On peu se permettre d’avoir une protection devant cayeux avec la mise en place de pieu de chênes venant d’arbres de la forêt de Crécy. En attendant, les galets font une migration entre 70 et 80 000 tonnes par an. On travaille avec les carriers de la région avec l’extraction de galets de moindre qualité (pour la transformation industrielle) afin de protéger la digue. Là où la zone d’érosion s’effectue, au sud de cayeux, en plus des épis, on pourrait mettre en place une concession de moules de bouchots, et cela créerait en plus une économie locale pour les pêcheurs à pieds pour 5 à 10 ans. Le coup de réalisation serait moindre et cela créerait une économie face au développement durable. Aujourd’hui la digue est un vrai tapis roulant, entre 15 et 20 000 tonnes sont remis après chaque marée  pour combler et renforcer la digue et  heureusement que nous avons une réserve de galets entre 40 et 50 000 tonnes près de la digue».

 

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