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L'e-journal de l'info en Baie de Somme et Picardie Maritime

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Picardie – Le Superéthanol E85 dans tous ses états

La première pompe verte d’E85 a été ouverte en champagne ardenne à Chalons en Champagne, très exactement sur le parking du conseil général de la Marne pour les flottes captives. Elle y a été installée au mois de juin 2006 et est utilisée régulièrement par les employés du conseil général qui disposent de sept voitures roulant au Superéthanol. D’ici à la fin de cette année, au minimum 500 premières pompes vertes distribuant du Superéthanol E85 seront ouvertes dans toute la France.
Il y a déjà 7 pompes ouvertes en Picardie : visualiser la carte
Il y aura au minimum 500 pompes ouvertes fin 2007 en France.

Les atouts du biotéthanol

Contrairement aux énergies fossiles, le Bioéthanol est issu des végétaux et offre ainsi une source d’énergie qui se renouvelle chaque année au rythme des récoltes, alors que pour le pétrole par exemple, nous puisons dans une source tarissable enfouie dans nos sols depuis des millions d’années.
C’est actuellement la seule alternative à l’essence capable de se mettre en place immédiatement sans avoir à effectuer de modifications notables concernant le mode de distribution du carburant. Autre atout environnemental, la substitution d’une tonne d’essence par une tonne de Bioéthanol réduit de 75% les émissions de gaz à effet de serre : le CO2 dégagé lors de la combustion du Bioéthanol est le même que celui que la plante avait puisé précédemment dans l’atmosphère pour sa croissance, il ne participe donc pas à l’augmentation de l’effet de serre.

Bioéthanol

C’est un biocarburant destiné aux moteurs à essence. Les végétaux contenant du saccharose (betterave, canne à sucre…) ou de l’amidon (blé, maïs…) peuvent être transformés pour donner du bioéthanol, obtenu par fermentation du sucre extrait de la plante sucrière ou par distillation de l’amidon du froment ou du maïs. On parle généralement de filière “sucre” pour désigner cette filière de production du bioéthanol. Cet éthanol d’origine biologique n’est rien d’autre que de l’alcool éthylique, le même que celui que l’on trouve dans toutes les boissons alcoolisées. Il peut être mélangé à l’essence en des proportions allant de 5 à 85 %. Au-delà de 20 % des adaptations aux moteurs de voitures sont nécessaires. Par rapport à la filière “huile” permettant de produire de l’huile végétale brute et du biodiesel, la filière “sucre” est de loin la plus développée dans le monde, principalement au Brésil, où le bioéthanol de canne à sucre couvre 22 % des besoins nationaux en carburant, et aux États-Unis, où plus de 10 % de l’essence contient du bioéthanol (principalement de maïs) à hauteur de 10 %. En Europe, les pétroliers préfèrent transformer l’éthanol en ETBE (éthyl tertio butyl éther) qui peut être incorporé à l’essence jusqu’à hauteur de 15 %.

Les risques de pollution :

« Quand on a plus de pétrole... on a des idées » vieux spot mais d’actualité ! Le pétrole n’est pas une ressource inépuisable, c’est cher et ça pollue ! On nous parle régulièrement de l’alternative des biocarburants, notamment de l’éthanol, auquel de plus en plus de pays, comme les Etats-Unis, s’intéressent... Mais où en est-on exactement ?

Est-ce que l’éthanol pollue la planète lorsque l’on cultive le colza ? Oui selon une dernière étude en Allemagne qui met en cause les pesticides et engrais qui accentue le gaz à effet de serre.

Mais le GIEC place les biocarburants parmi les "technologies et pratiques de 1er plan" pour limiter les émissions de gaz à effet de serre :
Le 4ème rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) compte les biocarburants comme l'une des solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ce rapport a été remis suite à la réunion de 400 délégués mandatés par les gouvernements de 120 pays, du 30 avril au 3 mai à Bangkok en Thaïlande.

Le GIEC a pour mission d’évaluer les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, de cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et d'envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.

Il est composé de trois groupes de travail et d’une équipe spéciale. Le Groupe de travail III (à l'origine de ce dernier rapport) évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques.

Les biocarburants au Grenelle de l’Environnement

Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, le ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables propose de suivre les étapes préparatoires sur un site spécifique. Ce 4 octobre, le Parlement débattra des enjeux environnementaux. Suivront des réunions et des débats publics afin de recueillir l’expression des citoyens. Ce Grenelle doit aboutir à des mesures efficaces et promouvoir des solutions et des comportements nouveaux. Dans le débat énergétique et environnemental qui s’annonce, les apports des biocarburants, et du bioéthanol en particulier, seront traités par le Groupe de travail n°1 « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie » présidé par MM. Jean JOUZEL et Nicholas STERN.
LF.

Plus d’infos sur : http://www.bioethanolcarburant.com/ et sur le site du grenelle de l’environnement : http://www.legrenelle-environnement.gouv.fr/grenelle-environnement/ et sur le site d’Actu-environnement : http://www.actu-environnement.com/ae/news/etude_agrocarburant_ocde_3401.php4  

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