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A l’occasion des semaines régionales de l’environnement, et en partenariat avec le Conseil Régional et la DIREN (direction régionale de l’environnement), l’association syndicale autorisée du Bois de Cise a organisée une journée d’information sur le plan de gestion forestier, ainsi qu’une plantation d’arbustes et haies, et une autre plantation de jonquilles à deux endroits bien distinct du site.
La journée a commencé par un parcours commenté de l’arborétum. Ensuite, placette Victor Hugo, la trentaine de participants, enfants et parents Cisiens ont assisté à une plantation d’arbres et d’une haie par des élèves de l’école d’agriculture et d’horticulture d’Yzengremer, et commentée par son directeur, M. Vibert.
Assisté par leur professeur, Christian Boursier, Jean-Julien, Florian, Anthony et Jean-Baptiste, en BEP travaux paysager de l’école d’Yzengremer, ont planté un châtaignier, un hêtre et un boulot blanc ornemental sur la placette. Ensuite, conseillé par Denis Houssays de la jardinerie Bollé à Etalondes, les jeunes paysagistes ont planté une haie autour de la placette. Elle est composée de plusieurs variétés résistante comme le fusain, le houx, le cognassier à fleurs rouges, le hêtre pourpre à feuille rouge, la charmille et le berbéris, une plantes à fleurs. Cette haie atteindra 80 cm de haut.
A cette occasion, les membres de l’association syndicale ont invité les habitants à suivre les explications du Plan de Gestion Forestier. Ensuite tous se sont rendus en début d’après-midi près de la Chapelle Saint-Edith, où les enfants de l’école de Ault de CM1 et CM2, accompagnés par leurs parents et leur directeur Bruno Chantrel, pour planter des jonquilles (près de 200) sur le terrain qui appartient à l’hospice de Cambrai, ancien propriétaire de la chapelle, présidée par Thérèse Dufrien.
Pour parfaire la journée, une exposition des dessins faits par les enfants était visible au local de l’ASA, ainsi que les pancartes thématiques sur la jonquille, dont M. Hauguel, spécialiste du conservatoire botanique de Bailleul, a fait un exposé sur la fleur jaune, fragile et malgré tout assez dangereuse comme le muguet. Quant à l’association syndicale, elle souhaite que cette fleur soit protégée, comme en Normandie, et qu’un arrêté soit pris par le préfet. Un rapport sera d’ailleurs transmit en préfecture.
Pourquoi un Plan de Gestion Forestière ?
« Nous devons vous signaler que « le Plan Simple de Gestion» (PSG) est le document de référence de tout propriétaire forestier. Dans la majorité des régions, il est obligatoire à partir de 25 hectares de forêt. Ces seuils de surface doivent descendre depuis plusieurs années. Rare sont les régions où cette baisse a eu lieu. En effet, plus les propriétés sont petites plus les organismes comme les D D A F (Direction Départementale de l'Agriculture et des Forêts) et les C.R.P.F. (Conseil Régional de la Propriété Forestière) ont de travail et probablement pas de personnel supplémentaire. Ceci pour vous dire qu'un Plan Simple de Gestion conçu pour des forêts de plus de 25 hectares ne peut s'appliquer au Bois de Cise. C'est pourquoi il nous faut l'adapter » a indiqué Danièle Lecoeur.
« La réponse est simple. Le Bois de Cise peut être comparé à un être humain. Il est né il y a de très nombreuses années, il a grandi et a vieilli sans que l'on s'intéresse trop à ses problèmes. Le Bois a vieilli et de nombreux arbres sont malades et sont en fin de vie. C'est pourquoi l'A.S.A. profite des manifestations organisées dans le cadre des semaines de l'environnement avec l'aide du Conseil Régional pour vous exposer ce qui a été étudié pour sauver le patrimoine forestier du Bois de Cise aux habitants » a souligné la présidente.
Le Plan ne s'adresse qu'aux propriétaires intéressés et volontaires. L'A.S.A. n’imposera rien. Il importera à vous, propriétaires de parcelles boisées, de décider si oui ou non vous désirez participer à ce sauvetage.
Le Plan Simple de Gestion Forestière adapté au Bois de Cise pourrait se décomposer en quatre phases. La première consiste à identifier les arbres en les numérotant. Ce marquage doit faciliter toutes les interventions à venir.
La seconde phase, quant à elle, concerne surtout le spécialiste forestier qui, outre l'essence, la circonférence de l'arbre, pourra faire part de son analyse pour chaque spécimen en passant du collet au tronc et au houppier. Cette opération est primordiale car il s'agit d'un diagnostic qui permettra de prendre une décision.
La troisième phase consiste à intervenir sur les arbres en fonction du diagnostic. Pour un élagage, si aucune autorisation n'est exigée, certaines précautions seront à prendre pour éviter des tailles sauvages qui risquent, à terme, de mettre en péril l’arbre traité. Dans cette hypothèse ne confiez ce travail qu'à un professionnel connu et reconnu.
Si un abattage s'avère nécessaire une demande d'autorisation sera à formuler auprès de l'ASA, qui demandera de replanter une essence propre au Bois de Cise si la densité des arbres de votre parcelle permet une telle opération. Ceci étant la quatrième phase du Plan.
Deux parcelles types ont été choisies pour expliquer ce Plan. Sur le Terrain de sports Grande Avenue c'est l'ASA qui s'est chargée de la première phase d'identification et de numérotation. La seconde phase qui concerne le diagnostic a été effectuée par les spécialistes de l'Ecole Agricole et Horticole d'Yzengremer. Les résultats de l'examen de chaque spécimen ont été consignés sur les documents élaborés en collaboration avec cette école et sont à consulter à la salle du Square.
Avec la plantation aujourd’hui de trois nouveaux spécimens sur la parcelle Victor Hugo route de la Falaise, l’ASA a mis en œuvre la quatrième phase préconisée par le Plan. Le Plan Simple de Gestion de cette parcelle est affiché sur le panneau derrière la lettre de Victor Hugo.
« En conclusion nous pouvons dire que nous avons le devoir de sauvegarder notre patrimoine et ne rien faire c'est, à terme, le condamner à une mort certaine » a précisé Danièle Lecoeur.
LF.