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L’Ordre des avocats d’Amiens a organisé son premier séminaire en Baie de Somme. L’objectif était de faire le point sur la profession d’avocats en Picardie et de révéler le sondage émis dans la perspective des états généraux, sur le barreau d’Amiens. Le bâtonnier Francis Lec souhaite entreprendre une action nouvelle, renforçant l’image du barreau et reconquérir le marché au niveau de la Picardie.
C’est au Cap Hornu, dans la salle de conférence face à la Baie de Somme, que l’ordre des avocats au barreau d’Amiens a tenu leur séance des états généraux, sous la présidence de M. le Bâtonnier Francis Lec.
Un séminaire de deux jours, validé au titre de la formation continue obligatoire pour les avocats du barreau d’Amiens, et qui a fait débat par Me Dorothée Fayein-Bourgois (64.4% étant satisfait de l’organisation de la formation permanente contre 27.4% pas satisfait et 8.2% ne se prononçant pas).
La première journée, c’est Me Hubert Delarue qui anima les travaux et débats, après la projection du film « Outreau, une autopsie d’un désastre », avec comme intervenant Alain Marécaux ou encore la participation de Florence Aubenas. Le lendemain, ils étaient près de 80 participants à être venu pour la deuxième journée de ce séminaire. La journée s’est ouverte par la projection de la vidéo retraçant le mouvement de grève mené par le barreau d’Amiens place Vendôme, sur l’aide juridictionnelle, qui est le facteur économique de la profession.
Présentation du sondage
C’est Me Stéphane Enguéléguélé du cabinet Me Pouillot qui entama la séance. Un sondage de trente questions avait été préparé début janvier à l’occasion de l’organisation des états généraux, réalisé auprès des 73 avocats amiénois sur le fonctionnement de l’ordre, permettant ainsi d’établir un état sur la profession. On remarque particulièrement la dominante d’avocats (60.3%) par rapports aux avocates (38.4%). La classe d’âges étant de 30.1% (22 avocats) pour les 25-34 ans, 41.1ù soit 30 avocats de la tranche des 35-49 ans, et 28.8% pour 21 avocats ayant entre 50 et 64 ans. L’activité dominante est le domaine judiciaire pour 69.9% des cas, juridique pour 26% et dans les deux domaines pour seulement 4.1%. Parmi les avocats du barreau d’Amiens, 95.9% exercent leur profession en tant que libéral et 4.1% sont salariés. 35.6% sont associés, 32.9% travaillent individuellement et 30.1% sont collaborateurs.
Leur activité professionnelle est classée en 14 catégories. 42.5% travaillent le pénal majeur, 19.2% le pénal mineur, 54.8% la famille, 39.7% les prud’hommes, 15.1% l’étrangers, 17.8% le droit public, 27.4% le droit commercial, 8.2% la tarification et sécurité sociale, 57.5% le droit civil et contentieux général, 20.5% le droit des sociétés, 4.1% le droit de l’environnement, 2.7% le droit international et européen, 1.4% l’expropriation et 4.1% le droit fiscal.
Situation économique
« Il y a une montée régulière des bénéfices des avocats collaborateurs et individuels sur Amiens entre 5 à 20 ans » indique M. le Bâtonnier Lionel Marguet, mais une montée qui ne profite pas toujours suivant les honoraires fixes ou temps passés, sans oublier l’aide juridictionnelle.
A la question sur le fonctionnement des services de la CARPA, 75.3% sont satisfait, 20.5% très satisfait, 1.4% moyennement satisfait et 2.7% ne se prononce pas. La Caisse de Règlements Pécuniaires dite CARPA, a son économie générale définie par le décret n°96-610 du 05 juillet 1996 qui modifie le décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d’avocat. Un règlement intérieur précise les modalités pratiques de chaque CARPA dont à Amiens le Président est le Bâtonnier en exercice. La CARPA est une association loi 1901.
Le mode de fixation des honoraires et à la majeure partie au forfait, soit 69.9% et au temps passé 27.4%. Une convention pour recours à l’honoraire de résultat est passé pour 49.3% des avocats. 72.6% pensent qu’il serait utile que l’Ordre organise une vaste réflexion sur la détermination de l’honoraire et sa répétibilité. Seulement 35.6% sont satisfait de l’organisation des permanences et consultations gratuite. La part d’aide juridictionnelle dans le chiffre d’affaire est située à 24.7% (entre 0 et 4% du CA), 26% (entre 5 et 19%), 26% (entre 20 et 50% du CA), 8.2% entre 50 et 70% du CA et de 2.7% entre 70 et 100% du chiffre d’affaire. Il y a une différence et une fracture entre avocats.
Suivant le Bâtonnier Francis Lec, il faut une reconquête économique. « Il faut entreprendre une action nouvelle au sein du Palais et renforcer l’image du barreau. Il faut reconquérir le marché au niveau de la Picardie et dire se que savent faire les avocats. La justice délègue, mais il ne faut plus laisser envahir nos domaines de compétences. Nous avons des marchés dans le domaine de la consommation, et reconquérir l’endettement, par l’aide et le conseil, le droit des victimes (une mission du Conseil d’Ordre). Enfin, il est nécessaire d’aider nos jeunes confrères avec un accompagnement économique moderne. Je serai vigilent entre les relations des avocats. L’avocat conseil est la référence à améliorer le problème de relation économique. Renforcer l’autorité du barreau aux 180 avocats de la région, et nous nous efforcerons de combler la fracture aux confrères du barreau d’Amiens en travaillant sur le pôle de formation mais aussi de communication ».
Effectivement, les avocats sont en mesure de conseiller le monde économique, et s’est l’une des missions du bâtonnier de conquérir un nouvel espace économique en Picardie. Des portes ouvertes, des publications, des colloques et manifestations seront proposées et programmées, comme les cafés juridiques avec la CCI d’Amiens ou encore avec l’Université de Picardie afin de mieux faire connaître le Conseil d’Ordre des avocats d’Amiens.
Laurent Fromentin.
contacts sur : www.barreau-amiens.avocat.fr et par mail à ordav.amiens@avocatweb.tm.fr